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Un vidéo-forum : c'est quoi ?

Un film vidéo-forum est un mélange de genre : fiction, documentaire, théâtre. Cette pratique a été initiée par Diana Vivarelli, afin de faire circuler les œuvres en s’appuyant sur les nouvelles technologies. Cette pratique artistique essaye de ne pas se contenter de réfléchir sur le passé, mais de préparer le futur. Elle dynamise et elle est accessible à tous.

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Montage : Jérôme Verlynde
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Je, tu, elle ... nous étions, vous serez, elles sont

Un docu-fiction sur les droits des femmes drôle, sincère, tonique et incisif.

Qualifié "d'original, rythmé, positif, humoristique, pas ringard" par le public et par la presse.

La réalisatrice a créé une nouvelle façon d'aboçrder le genre documentaire (Ouest-France).

Tous les schémas à travers lesquels on enferme les femmes ont été évoqués pour mieux les dénoncer (Presse-Océan).

Docu, parce que tourné en collaboration avec plusieurs associations; les actrices et les acteurs ne sont pas des comédiens professionnels, mais elles-ils jouent le jeu avec brio fiction, parce que ces idées sont développées par le biais de personnages fictifs. Les actrices et les acteurs ne sont pas des comédiens professionnels.
Un film autour des idées reçues sur le rôle et la place des femmes. Les conditionnements culturels commencent avant la naissance et sont défavorables aux femmes, ils assignent aux femmes un rôle subalterne.
Des sketches, des témoignages, des situations « banales et quotidiennes » : lutte pour l’égalité professionnelle, double contrainte du travail domestique, violences envers les femmes… et aussi le rôle de l’éducation et de l’identité du genre.

Une magnifique prestation artistique, qui s’adresse à des publics variés : associations, collèges, lycées, jeunes et moins jeunes, dans le but de susciter le débat et faire évoluer les mentalités.

Je Tu Elle

Titre : Je, tu ELLE… nous étions vous serez elles sont
Année de production : 2006
Pays de production : France
Langue : Française
Genre : Docu-fiction
Durée : 37 minutes
Support : DVD ou DVCam
Réalisatrice : Diana Vivarelli
Producteur - Distributeur : Azimut Théâtre – 15 D, Bd Jean Moulin, 44100 Nantes ....... Tél : 0670870318 - azimut.theatre[@]free.fr - http:// azimut.theatre.free.fr

Synopsis :
Ce film alterne des témoignages fictifs et des sketches. 14 femmes et 3 hommes parlent avec conviction de leur parcours, de leur vie professionnelle et d’une société encore trop peu égalitaire. De façon drôle et percutante, toutes les situations du quotidien sont passées à la moulinette : Dominique, électricienne, a du mal à se faire une place dans ce métier, ainsi que Suzie, mécanicienne moto ou Tatiana, chef d’entreprise. Océane aimerait bien que toutes les disciplines sportives soient présentées en compétition, alors qu’ Eloïse, avocate, craint que son mariage affecte son travail. Loïc incite les hommes à ne plus être complices passifs des violences conjugales et Vincent plaide pour des jeux non-sexistes. Flo nous parle de son combat pour dépasser les lois du genre dans le choix sexuel ou dans l’éducation, en écho avec Manon, psychologue, qui milite pour le droit à la non-maternité. L’alternance des sketches humoristiques donne un souffle de légèreté, tout en dénonçant les stéréotypes familiaux et sociaux.

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Présentation du film par la réalisatrice Diana Vivarelli

J’ai choisi ce titre parce que, aujourd’hui encore, l’homme est pensé comme celui qui «sera», la femme comme celle qui « donnera ». (Je me suis inspirée d’une réplique de la pièce Sabato, domenica, lunedi d’Eduardo de Filippo.) L’identité des femmes est toujours pensée comme objet soumis à l’approbation d’autrui. Sur cette question, il n’y a pas eu d’avancée notable depuis les années 70, je m’en suis aperçue en relisant le livre de Elena Gianini Belotti Du côté des petites filles et celui de Simone de Beauvoir Le deuxième sexe, datant pourtant de 49.
Les conditionnements culturels commencent avant la naissance et sont défavorables aux femmes, ils assignent aux femmes un rôle subalterne. Ne pas s’adapter à ce modèle imposé provoque doutes, insécurité, perte d’énergies, hostilité. L’identification aux stéréotypes est facteur de discrimination, il est impératif de les déstructurer. Il n’y a pas de qualités masculines ou féminines, il n’y a que des qualités humaines, il nous faut dépasser les préjugés liés au genre. Par exemple, il est urgent que les hommes se mobilisent sur la question des violences masculines envers les femmes. Qu’elles s’exercent dans la sphère privée ou publique, elles sont un problème de société qui trouve son origine dans les rapports inégalitaires entre les sexes.
En collaboration avec plusieurs associations qui défendent et développent les droits des femmes, nous avons identifié quelques thèmes particulièrement importants : le rôle de l’éducation, la discrimination des femmes dans le sport, la lutte pour l’égalité professionnelle, la pauvreté d’un langage non-discriminant, la double contrainte du travail domestique, le rôle de l’identité du genre et de l’orientation sexuelle dans la structuration de la personnalité. Lors du tournage, ces idées seront développées à travers des personnages fictifs qui témoignent sur une situation donnée, à partir d’un canevas que j’ai élaboré en amont. On oublie vite que les personnages sont fictifs et les naturels des situations nous amène à nous impliquer dans ce qui est dit.
Des sketches s’alternent avec les témoignages sur des propos liés à la sphère privée, sorte de respiration drôle et sincère sur des tranches de vie.
23 personnes, en majorité des femmes, mais pas uniquement, ont joué à inventer d’autres images des femmes, à forger des identités libérées du sexe auquel elles appartiennent.
Je souhaite qu’un débat suive la projection du film, pour permettre que les associations puissent échanger avec les spectateurs et parler de leur combat, de leur engagement, de leur action. Ceci vers un but commun aux femmes et aux hommes : le mieux vivre ensemble.

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conception graphique : Pablo Prieto - réalisation : Trans-Sphère sarl - mise à jour : Azimut Théâtre
Crédits photos : Jean-Luc Alliot, Vincent d'Eaubonne, Damien Ruillé, Corinne Provost, Henri Marché, Alain Guillard