
Aller voir sur dailymotion seize extraits de productions et de spectacles
de la compagnie, ainsi que des photos, des mises en scènes, des textes
théoriques…
Sur la page « NOS
RÉALISATIONS » du site
ou sur :
http://www.dailymotion.com/Compagnie-Azimut-Theatre
...Et aussi les magnifiques photos de la lecture-spectacle "Explosion" jouée le 19 février 2011 salle Jamet, prises par le photographe Vincent d'Eaubonne visibles sur le site :
http://instants-de-scenes.com/PhpMyGallery/index?/category/961-azimut_theatre_iexplosion_i
Foyer haut du Lieu Unique, Quai Ferdinand Favre
Entrée libre
Vendredi 11 mai à 20h30
CSC Accoord-Bellevue Salle du Jamet, 25 rue du Jamet 44100 Nantes
Entrée : 3 € - 2 € réduit - Infos et réservation
: 02 40 46 44 22
Vendredi 1 juin à 18h30
Salle du Jamet, 25 rue du Jamet 44100 Nantes
Entrée libre - Infos et réservation : 02 40 43 65 03
Vendredi 1 juin à 20h30
Salle du Jamet, 25 rue du Jamet 44100 Nantes
Entrée : 3 € - 2 € réduit - Infos et réservation
: 02 40 43 65 03
Samedi 2 juin à 20h30
CSC Accoord-Bellevue Salle du Jamet, 25 rue du Jamet 44100 Nantes
Entrée : 3 € - 2 € réduit - Infos et réservation
: 02 40 43 65 03
Samedi 9 juin à 14h15
CSC Accoord-Bellevue Salle du Jamet, 25 rue du Jamet 44100 Nantes
Entrée gratuite - Infos et réservation : 02 40 43 65 03
Du théâtre vivant, mouvant, sous le signe de la liberté,
de la créativité, de l’imagination, de la participation,
de l’échange, du divertissement.
« Le théâtre contribue à l’identité culturelle
d’une communauté, aide à la réalisation sociale et
personnelle, apporte des réponses utiles à la construction de
l’individu : prise de parole en public, dépassement de la timidité,
ressenti du rôle social… Par le travail de groupe, il développe
l’esprit de coopération, de responsabilité, de respect et
de solidarité. Nous souhaitons que le théâtre que l’on
pratique soit un art collectif, où l'épanouissement personnel,
le respect de l’autre, le plaisir du jeu soient partagés dans le
groupe et avec le public. » Jean-Luc Alliot, comédien et coordinateur
des ateliers.
Niveau 1 : maison des Haubans, 1 bis Bd de Berlin
Niveau 2 : salle Ampère, 20 rue Ampère
Niveau 3 : salle de spectacle Jamet, 25 rue du Jamet
HORAIRES : Niveau 1 : lundi 20h30-22h30 Hors vacances scolaires (Séances
à l’année : 25)
Niveau 2 et niveau 3 : mardi 20h30 - 22h30 - Hors vacances scolaires (Séances
à l’année : 25)
DEBUT DES COURS : mardi 4 octobre 2011
PRIX : 280 € l’année + 10 € adhésion et 8 €
assurance (par famille)
RENCONTRES D’INFORMATION :
ATTENTION : ces rencontres auront lieu à la Salle Ampère!
Mardi 13 septembre de 18h à 20h, samedi 17 septembre de 14h à
16h
COURS D’ESSAI GRATUIT : mardi 20 septembre à 20h30, salle Ampère
et mardi 27 septembre à 20h30, salle Jamet
ENFANTS : mardi 17h30 - 19h00 - Hors vacances scolaires (Séances à
l’année : 30)
ADOS : mardi 19h00 - 20h30 - Hors vacances scolaires (Séances à
l’année : 30)
DEBUT DES COURS : mardi 20 septembre 2011
PRIX : 235 € l’année + 10 € adhésion et 8 €
assurance (par famille)
NOMBRE D’ELEVES : 12 personnes
RENCONTRES D’INFORMATION : mardi 13 septembre de 18h à 20h et samedi
17 septembre de 14h à 16h - Salle Ampère, 20 rue Ampère
INSCRIPTIONS : la présence des parents est nécessaire pour toute
inscription de mineurs
Télécharger la fiche de pré-inscription
à remplir et à renvoyer à l’adresse de la compagnie
AZIMUT THEATRE 15 D, Bd Jean Moulin - 44100 Nantes
Toute pré-inscription doit être confirmée au plus tard le jour du premier cours. Au delà, la pré-inscription
sera considérée nulle et l’acompte ne sera pas remboursé.
La carte donne accès au tarif adhérent pour les activités de l’association.
L’association se réserve le droit d’annuler un atelier si
le nombre d’inscrit est insuffisant.
Toute inscription est définitive. Aucun remboursement ne sera effectué.
Règlement en trois fois accepté, mais engagement à l’année.
Willy Mancel, animateur des ateliers adultes , licencié en théâtre
à l’Université de Caen, est comédien, formé
au théâtre de rue, au masque, aux marionnettes et à l’improvisation.
Jessy Patron, animatrice des ateliers adultes, diplômée BEATEP
expression théâtrale, est comédienne , formée à
l’improvisation, à la Commedia dell’Arte, au maquillage et
aux techniques de relaxation.
Audrey Chavaribeyre, animatrice des ateliers enfants et adolescents, est formée
aux techniques de l’improvisation , du conte, du clown, du maquillage
par Azimut Théâtre et le Nouveau théâtre d’Angers.
Echauffement, dynamisation, sensation - Jeux et exercices corporels et vocaux-
Improvisations
individuelles et collectives - Déplacements et travail sur l’espace
scénique - Travail sur la créativité
Jeux et exercices ludiques faisant appel à l'inventivité de chacun
Improvisations libres, sur canevas et à partir de thèmes proposés
par les participants
Exploration du personnage : travail sur la posture, le caractère, la
démarche, les états, les émotions (référence
à la Commedia dell'arte)
La voix : travail sur la respiration, la diction, le rythme, la musique du texte,
les silences
Le langage du geste : le mouvement, l’espace scénique, le rituel,
les déplacements, le placement
Exploration, analyse et mise en voix de textes classiques et contemporains
Création de sketchs ou pièces courtes et représentation
publique pour les participants qui le souhaitent (la présentation du
travail des ateliers a lieu dans des salles de spectacle)
Entre fictions et documentaire, scènes autobiographiques et vérité
historique,
l’histoire de quatre amis, blessés lors de l’attentat fasciste
du 2 août 1980
à la gare de Bologne. Un texte bouleversant sur la mémoire et
la politique
italienne des années de plomb : services secrets déviés,
bandes mafieuses,
groupes d’extrême droite…
Voilà un texte qui prend aux tripes et ne laisse pas indifférent.
Théâtre-document ? Théâtre-dossier ? Théâtre
politique assurément, pas exactement militant, mais qui multiplie les
cris en produisant des preuves, des faits, des rapports.
C’est un théâtre de protestation qui utilise plusieurs langages
– la fiction, le fait brut, des films et des constats sans fioritures
– qui pourrait faire penser, parfois, au théâtre de Vinaver.
L’auteur pratique un théâtre qui passe sans cesse du neutre
au passionné, du froid au chaud, de la sécheresse au pathétique.
On sent la force d’une parole qui vient lutter contre la parole médiatique,
orchestrée, manipulée, etc… La volonté d’une
parole de résistance.
C’est un texte citoyen, engagé, essentiel, qui parle du passé
mais qui montre du doigt notre présent, en nous soulignant à quel
point l’oubli est le berceau de toutes les exactions à venir, des
erreurs à reproduire.
Avec sa construction plus cinématographique que théâtrale,
c’est l’un des meilleurs manuscrits qui nous aient été
proposés.
C’est un excellent travail et nous avons eu plaisir à le sélectionner
comme un exemple d'originalité, de force et d'intelligence.
Je suis née à Bologne, en Italie, et je fais partie des 200 blessés
de l’attentat du 2 août 1980 à la gare de Bologne. 85 personnes
y ont trouvé la mort, dont des citoyens français. J’avais
25 ans, je partais en Grèce avec des amis, eux aussi blessés lors
de l’explosion.
Depuis plus de 20 ans, j’avais envie d’écrire cette pièce.
Depuis plus de 20 ans, je n’y arrivais pas. Ma mémoire voulait
refouler et non s’immerger, voulait fuir les cauchemars et les horribles
souvenirs. Sans y parvenir, évidemment.
Entre fictions et documentaire, entre scènes autobiographiques et vérité
historique, je veux mettre en scène la vie politique italienne des années
de plomb et ses protagonistes : les services secrets, les bandes mafieuses,
les groupes d’extrême droite, l’infiltration par Gladio des
structures politiques, l’influence des Etats Unis dans la politique de
l’après guerre… Comme fil conducteur, je raconte l’histoire
de quatre grands amis, trois hommes et une femme, qui en subissent les conséquences
et dont la vie sera à tout jamais influencée, voir transformée,
par ces événements. La durée totale de la pièce
est d’environs 1h30 minutes. J’ai prévu 11 courtes scènes,
25 personnages.
La période appelée « les années de plomb »,
compte énormément dans l’histoire italienne et dans l’histoire
européenne de l’après guerre. Pourquoi devrions-nous les
oublier, faire le vide dans notre mémoire?
Il suffit de regarder comment l’intolérance, l’antisémitisme
et l’extrême droite refont surface. Par exemple, en France, Le Pen
continue de nier les chambres à gaz, exactement pour les mêmes
raisons.
A Nantes, ville ouvrière où j’habite, beaucoup de monde
me pose des questions sur la poussée de l’extrême droite
et sur le « phénomène » Berlusconi. Les idéaux
fondateurs de nos Républiques de l’après-guerre en supportent
les conséquences.
Je voulais en savoir davantage. Il me fallait replonger dans les procédures
judiciaires.
Il y a quelques années, j’avais écrit un monologue intitulé
« Secrets d’Etat », publié dans mon recueil de pièces
« A l’attaque », paru en 2007 aux éditions du Cerisier.
Je suis partie de ce texte pour écrire un texte théâtral
dans le style du théâtre-réalité. La pièce
englobe l’histoire et la politique italienne depuis la fin de la guerre
jusqu’à nos jours, avec la terreur du communisme comme thèse
de fond. Elle parle aussi de la montée des intégrismes de tout
ordre.
J’ai travaillé à partir de documents réels de l’époque,
des discours de commémoration, des émissions de télévision,
des reportages, des interviews, des films, des sites internet…
J’ai commencé à écrire la pièce et en français
et en italien, les personnages français parlent le français et
les italiens… l’italien. Je pensais en écrire 2 versions
: une en français et une autre en italien, 2 textes légèrement
différents pour permettre une meilleure compréhension de l’histoire.
L’association d’aide aux familles des victimes de l’attentat,
dont je fais partie, encourage et développe l’aspect culturel des
cérémonies de commémoration. Ainsi les citoyens de Bologne
ont produit une énorme mémoire vivante, culturelle et artistique
à propos de cet attentat. Par exemple, des artistes comme Dario Fo et
Franca Rame y ont participé, en jouant des textes et des happenings itinérants.
Diana Vivarelli
Vous pouvez avoir plus d’infos et consulter des documents sonores et visuels
- films, vidéo, photographies, émissions - sur le site de l’association
des familles des victimes : http://www.stragi.it/
Autres sites à consulter : http://www.stragi80.com/ - http://www.cedost.it/
Le samedi 2 août d’il y a trente ans est un samedi comme beaucoup
d’autres. C’est le premier samedi d'août, comme le quatre
août 1974, jour où le train Italicus est déchiqueté
par un engin explosif aux alentours de Bologne. La bombe doit exploser à
Bologne, mais le retard du train va l’empêcher. Six ans après,
les terroristes s’y essayent une nouvelle fois. Encore une fois, ils choisissent
Bologne, ville symbole de démocratie civile et de solidarité sociale.
Ils choisissent la gare de Bologne, ils choisissent 10 heures 25, heure de pointe
du trafic ferroviaire. Ils veulent un massacre, c’est une hécatombe
: 85 morts et 218 blessés.
Sous les décombres se trouvent femmes et enfants, jeunes qui partent
en vacances, travailleurs, étudiants, familles et citoyens inermes. Tous
investis par une terrible explosion. En un instant, l’esplanade de la
gare se transforme en un scénario de mort et de dévastation. Ils
veulent un massacre, c’est une hécatombe : 85 morts et 218 blessés.
Beaucoup parmi vous ont encore dans les yeux ces scènes déchirantes.
Les parents des victimes ont perdu leurs proches les plus chers, les blessés
ont laissé à la gare des pièces de leur corps. Tous en
porteront les traces à vie, les traces physiques, morales et sociales.
Cela a été un acte lâche et inhumain.
Des années d'enquêtes et de procès ont permis de déterminer
l’implication de néofascistes, de la loge P2 et des services secrets,
responsables de l’attentat à plusieurs niveaux et tous alliés
pour en cacher l'arrière-scène. Aujourd'hui, ils sont tous libres.
Libres de persévérer, libres de recommencer, libres de convaincre
d’autres personnes à devenir terroristes. Les néofascistes
appartenant au groupe des NAR - noyaux armés révolutionnaires
- condamnés comme exécutants matériels de l’attentat,
sont Valerio Fioravanti, Francesca Mambro et Luigi Ciavardini. Luigi Ciavardini,
condamné à trente ans de réclusion, est en régime
de semi-liberté depuis mars 2009. Francesca Mambro, 95 morts, 6 condamnations
à perpétuité, n’a plus mis les pieds en prison depuis
2001. Francesca Mambro a passé en prison deux mois pour chaque mort.
Le grand journaliste Enzo Biagi, ex partisan, a décrit Francesca Mambro
avec ces quelques mots : « Peut-être que personne n'est un monstre,
même pas Himmler ou Hitler, même pas Staline ; mais Francesca Mambro,
visage carré sans maquillage, regard froid et sourire ironique, jeans
et chaussures Clarks, a quelque chose en soi d'incompréhensible, d'insaisissable.
Mépris affiché, aspect et manières acerbes, elle est peut-être
le personnage le plus bouleversant que j'aie rencontré en cinquante ans
de métier. Personne ne m'a jamais dit : « je ne connais pas le
mot regret. » Tous étaient un peu rongés, peinés
». (Enzo Biagi “Dizionario del novecento”, Rai-Eri BUR, 2001)
Son mari est Valerio Fioravanti : 93 morts, six condamnations à perpétuité.
Même à lui, selon le principe de la loi du silence, il a été
réservé un traitement de faveur. En 2004, on lui a accordé
la libération conditionnelle : cinq années de mise à l’épreuve,
sans obligation de rentrer la nuit à la prison. Désormais sa peine
est « éteinte », son casier judiciaire est vierge. Valerio
Fioravanti, 51 ans, est un homme libre. Il pourra obtenir l’autorité
parentale sur sa fille, détenir le passeport… et plus encore !
(Giovanni Bianconi “Fioravanti è un uomo libero – Finita
la libertà condizionata” dans “Corriere della sera.it”,
9 agosto 2009)